Bénarès (Vanarasi) 12 février 2026 - 16 février 2026 : ville sacrée
Comme d'habitude j'utilise le train pour me déplacer. Les trains même express sont assez lents : environ du 50 km/heure dans le meilleur des cas. L'inde étant le pays le plus peuplé du monde, les trains sont d'une longueur démesurée. Lors de la réservation, le billet adressé par internet comporte le numéro du wagon et de la place. Il y a plusieurs classes : AC1 (1ère classe avec air conditionné), AC2 (2éme classe avec AC, 4 couchettes par compartiment avec 2 draps, 1 couverture, 1 oreiller, 1 petite serviette), AC3 (idem avec 6 personnes), sleeper souvent sans AC, EC avec fauteuil, SL (couchette économique : déconseillé), CC et CE (haut de gamme). Pour les classes que j'ai expérimentées, il y a : une distribution de journaux et d'une bouteille d'eau, un petit déjeuner, et selon le cas un déjeuner. Le tout inclus dans le prix du billet.
Les gares sont grouillantes de population. Beaucoup dorment à même le sol. Par contre pas l'ombre d'un employé sur les quais. Faut se débrouiller pour se positionner sur le quai en considérant la longueur du train.
A l'arrivée, à peine sorti du wagon ,le voyageur est assailli pour les chauffeurs de taxi et de tuk-tuk. En sortant de la gare, c'est pire. J'essaie toujours de choisir un conducteur qui a une "bonne tête". C'est pas forcément un critère fiable ! Ensuite commence la négociation , entouré d'autres chauffeurs qui essaient toujours de se placer. Après plusieurs expériences, je négocie dans le raisonnable en laissant une marge confortable.
Ma guesthouse est située dans un quartier populaire et légèrement excentrée le long du Gange. En Inde, les rues ne sont pas nommées et les maisons ne sont pas numérotées. La très sympathique vieille dame qui m'héberge , m'a fixé rendez-vous sur une place à proximité de chez elle. A juste titre car le quartier est constitué de ruelles très étroites qui forment un véritable labyrinthe. J'aurais été dans l'impossibilité absolue de m'y retrouver.
Mais sur la place , il y a foule. Alors je décide d'explorer les étroites ruelles du quartier me déplaçant grossièrement dans la direction de la guesthouse. Le dédale des ruelles est encombré d'échoppes, de motos, de piétons, de vaches ... attention où vous mettez les pieds.
Alors que je progresse laborieusement, j'entends une petite voix : "Alain" ! Miracle, c'est ma petite hôtesse qui était à ma recherche. De toute façon facile à reconnaitre, je suis le seul occidental dans ce quartier populaire.
Bénarès est une ville parmi les plus sacrées de l'hindouisme. Les pèlerins viennent se baigner dans le Gange pour se purifier, et peut-être y mourir afin d'y être incinérés par une crémation qui les libérera du cycle des réincarnations.
Bénarès est bruyante et colorée. Bénarès est une ville magique, une ville douce et violente, une ville où tous les aspects de la vie et de la mort s'y déroulent en public. Bénarès est une ville fascinante et bouleversante.
Les lieux de crémation ne désemplissent pas. Plusieurs crémations ont lieu simultanément. Dans les étroites ruelles , les porteurs des corps bousculent les passants pour se frayer un chemin. On estime qu'il y a environ 200 crémations chaque jour.
Les crémations auxquelles j'ai assisté dans d'autres lieux et d'autres pays m'ont semblé plus respectueuses des protocoles hindous.
Bénarès, ville sainte, est le lieu de prédilection des sâdhus, saints hommes qui ont renoncé aux biens terrestres pour se diluer dans le divin.
Je profite de mon séjour pour faire une courte escapade à Sarnath. Le circulaire Stupa de Dhamekh marque l'emplacement où Bouddha prononça un célèbre sermon et où il énonça les quatre Nobles Vérités.
La première vérité Dukkha définit la souffrance au sens large (insatisfaction, imperfection, ...).
La seconde vérité Tanha décrit l'origine de "duhkha" : l'avidité, le désir
La troisième vérité Nirodha définit la cessation des souffrances dès que l'on renonce à l'avidité et aux désirs.
La quatrième noble vérité Magga qui permet d'atteindre le Nirvana : justesse dans l'action, la pensée, la parole, ...
/image%2F0560472%2F20260304%2Fob_372c6c_20260212-143416-1.jpg)
/image%2F0560472%2F20260304%2Fob_696a32_20260215-085300-1.jpg)
/image%2F0560472%2F20260304%2Fob_2094c6_20260212-173558.jpg)
/image%2F0560472%2F20260304%2Fob_d5af58_20260212-160007.jpg)
/image%2F0560472%2F20260304%2Fob_5bd7f8_20260212-150013.jpg)
/image%2F0560472%2F20260304%2Fob_84b5d2_20260214-172536.jpg)
/image%2F0560472%2F20260304%2Fob_8aafea_20260215-101012.jpg)
/image%2F0560472%2F20260304%2Fob_dc719d_20260215-175746.jpg)
/image%2F0560472%2F20260304%2Fob_dc4c35_20260215-093826.jpg)
/image%2F0560472%2F20260304%2Fob_a4779d_20260215-102603.jpg)
/image%2F0560472%2F20260304%2Fob_8de0e9_20260215-144510.jpg)
/image%2F0560472%2F20260304%2Fob_5e832f_20260212-161101.jpg)
/image%2F0560472%2F20260304%2Fob_a646c9_20260215-145340.jpg)
/image%2F0560472%2F20260304%2Fob_34d5b3_20260215-161359.jpg)
/image%2F0560472%2F20260304%2Fob_538189_20260214-101036.jpg)
/image%2F0560472%2F20260304%2Fob_9982a0_20260214-111349.jpg)